Ezra Jack Keats et la diversité devient visible…

© Ezra Jack Keats, The Snowy Day (1962)

Le travail d’Ezra Jack Keats, premier illustrateur américain à choisir au début des années 60 un enfant issu des minorités pour sujet de ses histoires, reste aujourd’hui, plus que jamais, d’actualité.

© Ezra Jack Keats, Peter’s Chair (1967)

Fils d’immigrés juifs polonais, Ezra Jack Keats a grandi dans les quartiers pauvres de Brooklyn, quartiers dont il fera le théâtre de l’ensemble de ses albums. Très tôt, il doit travailler et fait donc l’impasse sur la formation artistique : il devient peintre mural, dessine les décors des comics de Captain Marvel, des cartes postales, des couvertures de romans puis des albums jeunesse. Il se lance enfin comme auteur-illustrateur au début des années 60.

Si déjà, en 1960, My Dog is Lost racontait les déambulations d’un garçon portoricain parti à la recherche de son chien dans les rues de NY, c’est avec son héros Peter que Keats déploie toute sa poésie et son amour pour New York. Peter est un New-Yorkais afro-américain de Brooklyn et le premier opus qui le met en scène, The Snowy Day, paru en 1962, est un récit quasi universel de la journée d’un enfant, entre émerveillement et prosaïsme, entre poésie et quotidien urbain.

© Ezra Jack Keats, The Snowy Day (1962)

 

© Ezra Jack Keats, Whistle for Willie (1964)

 

© Ezra Jack Keats, Whistle for Willie (1964)

The Snowy Day reçut la Caldecott Medal de l’American Library Association en 1963 et a fait l’objet de plusieurs dessins animés.

© Ezra Jack Keats, Whistle for Willie (1964)

Si la démarche de Keats n’était résolument ni politique ni militante, son héros Peter permit néanmoins aux enfants afro-américains de se reconnaître comme sujet.
D’invisible à visible…


Pour en savoir plus :
Radio Grandpapier
Fondation Ezra Jack Keats